3 Belges sur 4 considèrent leur animal de compagnie comme un membre à part entière de la famille
Une nouvelle étude de BEPEFA révèle la nature profonde du lien entre les Belges et leurs compagnons à quatre pattes

Bruxelles, mai 2026 – Aujourd’hui, 61 % des ménages belges possèdent au moins un compagnon à quatre pattes. Mais derrière ce chiffre se cache une réalité plus profonde : trois maîtres sur quatre ne considèrent pas leur animal comme un simple compagnon, mais comme un véritable membre de la famille. C’est ce que révèle l’enquête annuelle sur les animaux de compagnie menée par BEPEFA (Association belge des fabricants d'aliments pour animaux de compagnie) et réalisée par le bureau d’études iVOX auprès de 1 500 Belges.
« Les résultats montrent clairement que, pour la plupart des gens, les animaux de compagnie sont devenus de véritables membres de la famille. Cela se traduit non seulement par de l'affection, mais aussi par une attention accrue portée à leur bien-être, à leur alimentation et à leurs soins », déclare Elien Van Stichel, secrétaire générale de BEPEFA.
Un lien émotionnel qui a son prix
Cette relation privilégiée comporte toutefois son lot de défis. Pour près d’un maître sur deux, la maladie ou la perte de son animal constitue l’épreuve la plus difficile à surmonter. Beaucoup évoquent également la difficulté de laisser leur compagnon seul à la maison, ainsi que les contraintes liées à l’organisation des déplacements ou des vacances. Pourtant, un maître sur cinq affirme ne voir aucun inconvénient à partager son quotidien avec un animal.
Si les chats et les chiens restent les animaux de compagnie les plus présents dans les foyers belges, l'évolution au sein de ce duo retient l’attention. En effet, la proportion de ménages possédant un chien est passée de 24 % en 2021 à 33 % en 2026. Une progression que BEPEFA attribue aux évolutions des modes de vie et de travail à la suite de la pandémie.
Au cours de l'année écoulée, 17 % des ménages ont accueilli un nouvel animal, dont les deux tiers étaient des chatons ou des chiots. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui décident d’offrir une seconde chance à des animaux issus de refuges, ou encore confiés par des proches ou des membres de la famille, une tendance particulièrement marquée chez les adoptants de chats. 43 % des chats ont été recueillis dans la rue ou adoptés dans un refuge. Chez les chiens, ce chiffre s’élève à 15 %.
L'espace public à la traîne
Malgré l’intégration croissante des animaux de compagnie au quotidien, l’espace public peine encore à s’adapter. Les maîtres de chiens réclament davantage d’espaces verts où leurs animaux peuvent courir librement, ainsi qu’un accès élargi aux établissements Horeca, aux commerces et à d’autres lieux publics.
Cette évolution concerne également le monde du travail : 15 % des maîtres de chiens ont la possibilité d’emmener leur animal au bureau, et 11 % le font effectivement.
Ces chiffres, combinés aux attentes exprimées en matière d’aménagement de l’espace public, illustrent le souhait de nombreux maîtres d’intégrer davantage leur animal à leurs activités quotidiennes.
L'alimentation : un choix de plus en plus conscient
L'approche des maîtres vis-à-vis de l'alimentation évolue elle aussi. Près de la moitié d’entre eux choisissent déjà la marque ou le type de nourriture avant même de se rendre en magasin. Les principaux critères de sélection restent l’appétence pour l’animal, ainsi que l’adéquation avec son âge, sa taille ou ses besoins spécifiques.
Par ailleurs, 45 % des maîtres se disent prêts à payer davantage pour une alimentation durable ou plus respectueuse de l’environnement. Cette proportion dépasse même la moitié chez les moins de 35 ans, un signal encourageant pour un secteur qui mise de plus en plus sur l’innovation et la durabilité.
« Les maîtres choisissent de plus en plus l’alimentation de leur animal en fonction de ses besoins spécifiques. L’âge, le poids et l’état de santé entrent souvent en ligne de compte dans leur décision. Ils souhaitent ainsi offrir le meilleur à un animal qu'ils considèrent comme un membre à part entière de leur foyer », souligne Elien Van Stichel, secrétaire générale de BEPEFA.
Les soins restent une priorité, malgré la hausse des coûts
En dépit des incertitudes économiques, la grande majorité des maîtres refuse de faire des compromis sur les soins apportés à leur animal. Deux tiers d’entre eux déclarent qu’ils ne modifieraient en rien l’entretien de leur compagnon, même en cas d’augmentation des coûts. Pour BEPEFA, cette fidélité témoigne d’une tendance de fond : les maîtres continuent de placer le bien-être de leur animal au cœur de leurs priorités, y compris dans un contexte économique difficile.
« Ces chiffres confirment ce que nous observons depuis un certain temps : le Belge investit de manière consciente et convaincue dans le bien-être de son animal de compagnie. Qu’il s’agisse de l’alimentation, des soins ou de l’attention quotidienne, la qualité reste au cœur de leurs choix. En tant qu’association du secteur, nous avons aussi un rôle à jouer pour répondre à ces attentes», déclare Elien Van Stichel, secrétaire générale de BEPEFA.
À propos de l'enquête
L'enquête annuelle BEPEFA Pet Survey a été réalisée en avril 2026 auprès d'un échantillon de 1 500 Belges âgés de plus de 18 ans, représentatif selon la langue, l'âge, le sexe et le niveau d'études. La marge d'erreur maximale est de 2,43 %.
À propos d'Elien Van Stichel
Elien Van Stichel est secrétaire générale de BEPEFA depuis 2020. Titulaire d'un master en médecine vétérinaire de l'Université de Gand, elle a ensuite développé son expertise dans l'enseignement et le secteur de la nutrition animale. Elle a notamment enseigné la nutrition animale à la Haute École de Gand (Hogent) et a exercé les fonctions de nutritionniste pour un fabricant international d'aliments concentrés pour animaux.
Plus d'informations : www.bepefa.eu
Elien van Stichel
Booy Chalmet